J’ai écrit un livre sur le troubre obsessionnel et un autre, précédement, sur la cocaïne. Mais maintenant, bien que je continue l’enquête, théoriquement et à travers ma pratique thérapeutique, en particulier sur les TOC, j’essaye d’obtenir aussi que même les cas les plus difficiles puissent ètre améliorés. Je pense à la scission qui se produit dans la vie de certains esprits.

De quoi suis-je en train de parler? Des névroses obsessionnelles sévères, des troubles de la dépersonnalisation, des troubles psychotiques, y compris de la maladie d’Alzheimer et comme je n’ai pas une pensée scientifique et statistique, mais logique, à la manière des détectives de roman, cele me permet de parvenir à des conclusions suffisamment raisonnables pour penser aux clés essentielles qui me conduisent vers une personne souffrant d’une certaine psychopathologie et aussi à sa possible guérison.

Sur ce dernier point, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, c’est la seule chose qui me stimule vraiment dans ma profession. Jamais, cela ne m’a intéressé être un fichier de données et encore moins au service de mon ego. Cela ne m’intéresse pas de connaître une tonne de citations d’auteurs célèbres ou minoritaires pour les aborder ensuite dans une pédante conversation de snobs intellectuels. Tout ce que j’apprends, je le mets au service de l’efficacité thérapeutique et, en ce qui me concerne, pour atteindre un certain niveau de sagesse. Le reste m’ennuie.

Carl Gustav Jung

Si je me suis intéressé à Jung, c’est parce qu’au-delà de son style personnel un peu humoristique, passionné et probablement bon vivant c’était un homme savant, et non un rigide dogmatique. Dans chacune de ses lectures ou relectures, vous en découvrez de plus en plus. Jusqu’au moment où vous êtes conscient que vous êtes confronté à une vision du monde d’une grande profondeur, parfois, cela peut vous hérisser les poils et si, comme moi, vous possédez un certain esprit pragmatique cela vous emmènera à vouloir le concrétiser, le traduire en réalité.

Chaque fois je suis plus convaincu qu’une scission ne puisse pas être traitée depuis le côté scindé mais de ce qui est sain. Vous ne pouvez pas la traiter rationnellement, ni par la volonté, ni par le comportement ou la compréhension. Vous devez la traiter depuis une dimension plus large englobant la nature profonde de cet être, ce qui est au-delà du cerveau cognitif, mais c’est ce qui est le mieux : vous pouvez la conduire à renouer à ce laisser aller.

Nous ne pouvons pas accepter la chronicité de certains troubles psychologiques parce que je suis convaincu qu’on puissse y faire quelque chose. Beaucoup dirait honnêtement, possible qu’on puisse guérir. Mais il est encore trop tôt pour en parler.

Damián Ruiz
Psychologue (COPC)
Analyste Jungien (IAAP)
Barcelone